dimanche 23 mai 2010

Ducrak 4éme du nom



Et vous trouvez ça drôle…


Après la sortie du numéro troisième, la Fondation Ducrak connut une sorte d'âge d'or lors duquel nous bénéficiâmes des fruits juteux de notre dur labeur, l'argent coulait comme qui dirait à flot. Personnellement, j'utilisais ma petite part du magot pour enfin acheter à mon ainé Miroslav de petites sandalettes en carton qui lui permirent de ne plus s'abimer les pieds en marchant 10 kilomètres chaque jour dans la taïga enneigée jusqu’à son école. En bons pères de famille, nous plaçâmes tout ce que nous n'avions pu dépenser et investîmes dans de grands projets d'avenir. Mais très vite, les choses se compliquèrent et ces derniers mois furent difficiles. Tout d'abord il y eu la grande révolte des esclaves chinois de juillet 2009. Ils séquestrèrent quatre de nos cadres et sabotèrent une de nos imprimeries clandestines, car soi-disant, "leurs droits fondamentaux n'était pas respectés". Gonflés les gars. La vérité comme l'a dit plus tard Nasjo, "c'est qu'ils en voulaient à notre fric !" Il fallut en abattre quelques-uns, et les autres font moins les malins aujourd’hui au bled, dans une grande cellule capitonnée du côté de Bangkok ou Canton, j'm'en souviens plus bien (il a suffit d’un p’tit coup de fil au Comité Central du Parti). Cependant notre situation se dégradait rapidement car aux chinois s'ajoutait la crise financière. Elle esquinta sévèrement la plupart de nos valeurs boursières, c'était pour ainsi dire le crack Ducrak.

Enfin bon, la tournure craignos que prenaient nos affaires nous alarmait et nous décidâmes de tenir une réunion de crise au Crakbunker, dans un sous-sol improbable vers là où tu connais pas. C’est durant cette triste comédie que votre serviteur dut se rendre à l’évidence, tel un Joe Dalton de taille normale, il était entouré de bras cassés, de bons à rien. Tandis que Filex réduisait consciencieusement en confetti nos rapports confidentiels de la toute première importance sur les positions financières ennemies, Léonard braillait des cochoncetés et chantait sa musique de sauvage à tue-tête. Quand à Nasjo, il annonça fièrement qu’il avait construit un nouveau prototype d’instrument de musique en arrachant du matériel ultra-perfectionné au système de sécurité du bunker. Bref, rien à tirer de ces loufias.

D’ailleurs c’était leur idée d’investir dans une antenne internationale de la Fondation DC à Port-au-Prince en Haïti, alors que l’argent n’était pas encore un problème. 43 000 m² de surface, 2500 employés. 3 milliards que ça nous a coûté. Je vous laisse imaginer l’état de nos installations à l’heure qu’il est. Vraiment ça me dégoute de voir au 20h une connasse pouilleuse remercier Dieu de l’avoir épargnée, alors que nous, on s’y est ruiné à cette affaire ! On n’y a pas le droit nous à la miséricorde divine ? Ecrabouiller quelques gamins pour l’exemple passe encore, mais porter atteinte à la libre entreprise, là, dieu ou pas mon gaillard tu vas finir par te foutre dans la merde !

Enfin voilà. Voilà ce qui explique ce relatif retard du numéro quatrième qui sera, comme on le chuchote déjà dans les milieux autorisés, celui de la rédemption, de l’humilité et du petit regard charbonneux entre les mèches de cheveux mouillés. Alors profitez-en bande de veinards, bande de peuple élu va ! Quand à la crise économique, je l’avais prévu depuis longtemps. Outre l’incroyable capacité de l’humanité à se sodomiser elle-même, il suffisait d’avoir lu la notice. C’est simple, dans Boloré, y’a presque bolos pas vrai ? Et dans Dassaut, y’a quand même sot non ? Dans Lagardère, y’a hagard, et puis dans Tapis, bah y’a tapis. Le hasard c’est pour les blaireaux ma p’tite madame ! Bonne lecture, bonne relecture, bonne addiction et la descente aux enfers qui va avec.

Allez, bien à vous les drôles, et bonnes chances. Sérieux j’dis ça avec mon cœur (cici).

M.Silence.

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